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Principaux Secteurs d'activités

Le Maroc affiche une volonté claire de se positionner dans de nouveaux métiers à forte valeur ajoutée et dans  lesquels il peut faire valoir ses atouts concurrentiels. Sept métiers d’expertise mondiale sont définis : Offshoring, automobile, aéronautique, électronique, agroalimentaire, produits de la mer et textile. Pour les secteurs d’avenir, le Maroc entend se positionner sur des secteurs de pointe comme les biotechnologies, les nanotechnologies et la R&D de pointe.

Logistique

En plus des grandes infrastructures, de nouveaux projets structurants tels que les ports Tanger Med II et Nador West Med, les lignes à grande vitesse, ou le réseau autoroutier qui se densifie, le Maroc a développé un réseau national intégré de Zones Logistiques Multi-Flux (ZLMF) pour accompagner l'optisation et massification des flux de marchandises.

Tourisme

Le Maroc, qui dispose d'importants atouts naturels et d'un patrimoine culturel riche et diversifié, a érigé le tourisme en priorité économique nationale. Le nombre de touristes a atteint les 9 millions fin 2010.

Le pays a mis en place une stratégie de développement volontariste susceptible d'impulser l'économie du pays, notamment par le lancement de plusieurs projets d'envergure dans le domaine des infrastructures hôtelières.

Plusieurs actions ont été entreprises ces dernières années, dont le renforcement de la capacité d'accueil du pays par le lancement notamment d'un programme visant la réalisation de six nouvelles stations balnéaires (Plan Azur), d'une capacité d'hébergement globale de 110.000 lits.

La vision 2020 pour le tourisme table sur quelque 18 millions de touristes. Elle encourage la valorisation des atouts de l’ensemble du territoire. Un Fonds marocain pour le développement touristique (FMDT) de 1,3 milliard d’Euros a été mis en place. L’objectif est de créer 200 000 nouveaux lits hôteliers, de doubler les arrivées de touristes et de tripler le nombre de voyages domestiques.

L’accent sera mis sur le développement durable et la diversification des offres.


Chiffre clés :
 

  • 9 millions de touristes à fin 2010
  • 1.3 Milliards d’Euros investis pour le développement touristique
  • 18 millions de touristes prévus à l’horizon 2020
  • 200 000 nouveaux lites hôteliers prévus à l’horizon 2020

Pêche

Le Maroc dispose de deux façades maritimes, sur l'Océan Atlantique et la Mer Méditerranée, s'étendant sur une longueur de plus de 3.500 kms.

Les côtes marocaines contiennent une richesse halieutique très importante. L'institution de la Zone Economique Exclusive (ZEE) de 200 miles marins a porté la surface maritime sous juridiction nationale au-delà du million de Km2.

 






Chiffre clés :
 

  • Le Maroc est le plus important producteur et exportateur des produits de la mer en Afrique et dans le monde arabe.
  • 3.500 kms de côtes
  • Une flotte de 3 000 navires
  • Une infrastructure portuaire en pleine expansion

Textile et cuir

Le secteur textile-cuir compte plus de 1750 entreprises et emploie plus de 200.000 salariés, soit 40% des emplois industriels.

Il représente à ce titre, le premier employeur. Le  ministère du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles Technologies en collaboration avec le ministère du Commerce Extérieur a mis en place une stratégie visant à promouvoir  les exportations de 3 types de produits : le fast fashion et le prêt-à-porter mode, le jean et le sportswear (avec une priorité sur l’UE, en particulier l’Italie et l’Europe du Nord) et les produits de niche (lingerie, textile de maison, chaussure)



Chiffre clés :
 

  • Plus de 1750 entreprises
  • Plus de 200.000 salariés (40% des emplois industriels)

Agroalimentaire

L'industrie agroalimentaire au Maroc est très performante, le pays exporte une bonne partie vers l'étranger.

Il s'agit principalement de biscuits, de boissons, de conserves, de produits laitiers, d‘oléagineux, de poissons et des produits de mer, de transformation de légumes et de fruits. Le Ministère en charge de l’Agriculture a mis en place une offre destinée aux investisseurs nationaux et internationaux, visant à promouvoir les filières agroalimentaires à fort potentiel de développement à l’export (transformation des fruits et légumes, produits de l’olive et de l’argan, épices,  plantes aromatiques et médicinales).

Agriculture

Le Maroc est un pays à dominante agricole. Le secteur représente, selon les années, de 12% à 20% du PIB total.

En avril 2008 le Gouvernement marocain a adopté la stratégie « Plan Maroc Vert » afin de relancer l’économie du secteur agricole. Cette nouvelle politique a pour finalité la mise en valeur de l’ensemble du potentiel agricole du territoire et a pour ambition de multiplier par 2,5 la valeur ajoutée du secteur agricole qui passera de 38 à 100 milliards de DH par an, et ce sur une période de 10 ans seulement.



 


Chiffre clés :
 

  • Le secteur 12 à 20% du PIB total
  • La valeur ajoutée du secteur passera de 38 à 100 milliards de DH (3,4 à 8,9 milliards d’euros) par an sur une période de 10 ans.

Energies renouvelables

Les relations entre l’employeur et l’employé au Maroc sont gérées par le code du travail. Le  code du travail se caractérise par sa conformité aux principes de base fixés par la Constitution et aux normes internationales telles que prévues dans les conventions des Nations unies et des organisations spécialisées en relation avec le domaine du travail.

 

Les droits protégés comprennent notamment :
 

  • La liberté syndicale et l'adoption effective du droit d'organisation et de négociation collective ;
  • L'interdiction de toutes formes de travail contraint ;
  • L'élimination effective du travail des enfants ;
  • L'interdiction de la discrimination en matière d'emploi et de professions ;
  • L'égalité des salaires
     

L’employeur a une obligation générale : il doit prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la sécurité et la protection de la santé des salariés.

   
www.maroc.ma
   

L’employeur doit veiller au respect du droit du salarié : Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti SMIG  qui est de 2110 dirhams par mois soit 10,64 dirhams par heure, en plus du règlement des cotisations obligatoires et des impôts.

Il est également tenu de communiquer aux salariés par écrit lors de l'embauche, les dispositions relatives aux domaines ci-après ainsi que toute modification qui leur est apportée :

 

 

  • la convention collective de travail et, le cas échéant, son contenu ;
  • le règlement intérieur ;
  • les horaires de travail ;
  • les modalités d'application du repos hebdomadaire ;
  • les dates, heure et lieu de paye ;
  • le numéro d'immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale ;
  • l'organisme d'assurance les assurant contre les accidents de travail et les maladies professionnelles.
  • les dispositions légales et les mesures concernant la préservation de la santé et de la sécurité et la prévention des risques liés aux machines ;
     

Dans ce sens, le travailleur a le droit à des conditions de travail qui respectent sa santé et son intégrité physique. En contrepartie, il doit se conformer au règlement interne et aux consignes de sécurité et utiliser les équipements de protection collective et individuelle mis à sa disposition.

Des efforts dans le domaine de la formation ont été consentis avec le soutien de l’OFPPT (Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail). Certaines entreprises ont mis en place des universités internes. Une nouvelle génération d’entrepreneurs particulièrement dynamiques est aux commandes de l’industrie et de l’économie marocaine.

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP) constitue l’autorité de tutelle de la formation professionnelle au Maroc.

Au sein du MEFP, un département de la FP doté d’un secrétaire général est chargé spécifiquement de ce secteur. Douze ministères différents gèrent également des centres de formation qui leur sont propres. Le budget de la formation professionnelle s’élève à environ 3 milliards de DHS (267 millions d’euros), soit 0,33 % du PIB. Il progresse de 6 % par an (moyenne établie entre 2001 et 2007). Ce montant est financé à 74 % par l’État et à 21 % par le privé et les ménages. Le reliquat de 5 % provient de dons de la coopération internationale.


   
- www.afd.fr / - www.ofppt.ma / - www.rifa-eu.org
   


Prévisions à l’horizon 2020 :
 

  • Capacité de production électrique à partir de l'énergie solaire de 2 000 MW sur 5 sites,
  • Réalisation de parcs éoliens d’une puissance installée de 2000 MW (38% de la puissance installée actuelle),
  • Production d’énergie éolienne annuelle de 6600 GWh (26 % de la production nationale actuelle),
  • Réalisation d’une économie annuelle de  1,5 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole)
  • Réduction des émissions de CO2 de 5,6 millions de tonnes par an.

Electronique

La destination Maroc s’impose de mieux en mieux dans les choix d’investissement en industrie électronique, à travers des sous-traitants plus intégrés (sous-traitants chargés de la conception, de l’industrialisation et de l’achat de matières premières et composants) qui externalisent une partie de leurs opérations au Maroc. Près de 100% de la production est exportée.

Une offre spéciale pour ce secteur a été développée :

   
www.emergence.gov.ma
   

Aéronautique et spatial

Le secteur de l’aéronautique et spatial a connu un développement rapide ces dernières années. C’est un véritable pôle de compétitivité pour le Maroc.

Il s’agit de la mise en place d’un véritable processus d’industrialisation qui permet d’accompagner le développement des entreprises internationales et des PME dans ce domaine.

Ce secteur est un catalyseur de « joint venture » et de partenariats avec les entreprises étrangères. Des centres chargés de la production, les services, la maintenance et l’ingénierie constituent le socle de base du secteur Aéronautique et Spatial au Maroc, avec un développement largement en deçà des potentialités estimées. Dans ce sens le Maroc a développé une offre dédiée à ce secteur afin de dynamiser la croissance s’y opérant.

 

Chiffre clés :
 

  • 50 entreprises
  • 2000 postes d’emplois
  • 200% d’évolution du chiffre d’affaires prévue à l’horizon 2012 (1 milliard d’euros)

Automobile

Le secteur automobile au Maroc offre des opportunités de développement importantes, se traduisant par des projets d’envergure à un potentiel de création de valeur massive.

Renault-Nissan a signé avec l'État marocain des contrats pour la construction d'une usine de production automobile près de Tanger pour une valeur d' 1 milliard d'euros. Cette usine d’assemblage sera opérationnelle début 2012 avec une capacité de production de 170 000 véhicules par an dans un premier temps et 400 000 unités /an à terme.

Dans ce sens, le Maroc a développé toute une offre spécialement à destination de ce secteur, visant à renforcer l’attractivité du royaume, ciblant les équipementiers et les transporteurs.

 

Chiffre clés :
 

  • Un taux de croissance de près de 65% en 2009
  • Plus de 15 000 voitures marocaines exportées en 2009

Offshoring

Des atouts divers font du Maroc l’une des destinations les plus prisées par les investisseurs mondiaux pour la délocalisation outre mer :
 

  • Géographiques : proximité avec l’Europe,
  • Politiques : Stabilité et environnement démocratique et tolérant,
  • Economiques : Ressources humaines de qualité, performance économique.
     

Ainsi, pendant la dernière décennie, le Maroc s’est inscrit dans une stratégie de renforcement de son positionnement parmi les destinations offshoring, en mettant d’importantes mesures incitatives et en créant des plateformes intégrées.

Il en existe 5 : Casanearshore - Rabat Technopolis - Fes Shore -  Tétouan Shore et Oujda Shore.
De nouvelles plates-formes sont prévues.

A Rabat, par exemple, il existe un pôle académique, une université internationale et une école d’ingénieurs.

Le Royaume est classé au 48 ème rang dans le dernier rapport du prestigieux "Global Peace Index" et 30ème selon le classement AT Kearney.


Chiffre clés :
 

  • Plus de 25 000 emplois
  • Une croissance annuelle moyenne de 15%
  • Exportation de 90%, des services
  • 15 milliards de dirhams (1.34 milliards d’euros) à l’export à l’horizon 2015